La SNCF a accordé à EDF d'abattre 3200 arbres pour implanter une centrale photovoltaïque à Gohorel, dans la campagne de Cesson Sévigné, sur une parcelle dont la SNCF est gérante pour l'Etat. Pourtant, parkings et toitures foisonnent pour accueillir des panneaux photovoltaïques.
L'ADCV, (Association de Défense du Cadre de Vie, interlocutrice privilégiée depuis 20 ans pour les pouvoirs publics dans notre quartier) a contribué à la consultation publique pour s'opposer au projet avec des documents et arguments précis disponibles (seulement en partie malheureusement) sur le site de la Préfecture.
Malgrè cela, dès le 4 janvier 2024, le Préfet a donné hâtivement son accord à la demande de permis de construire.
Après avoir tenté tous les recours gracieux (contacts avec EDF et la Mairie de Cesson Sévigné ; lettres sans réponses à la Préfecture, la SNCF, Rennes Métropole et le Conseil départemental), les cessonnais n'ont eu d'autre choix que de saisir un avocat pour déposer un recours au tribunal administratif. Une requête a été faite le 29 février 2024 au nom de 13 riverains du projet et 2 associations (une riveraine, et la LPO).
EDF a assuré que les travaux ne commenceront pas avant juin 2025 car des agréments sont encore attendus (Enedis, CRE). La CRE, alertée par nos soins sur les erreurs de ce dossier, n'a pas donné son accord à EDF sur ce projet.
Nous espérions un jugement du tribunal administratif sous un an, du fait de la procédure accélérée en justice pour les projets PV. Malheureusement, pas de procédure accélérée car ce projet est trop petit pour en bénéficier.
Ce projet est iconique d'une vague de projets photovoltaïques dans des zones naturelles ou agricoles françaises alors que le potentiel photovoltaïque des zones déjà urbanisée n'est toujours pas exploité. C'est une stratégie dangereuse sur laquelle le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN) a alerté en août 2024.
La presse raconte l'histoire de cette parcelle :
En juin 2026, la Préfecture a rencontré l'ADCV pour évoquer ce projet. La Préfecture reconnaît désormais formellement ce que le Maire de Cesson-Sévigné avait indiqué aux référentes de quartier en janvier 2026 : la parcelle est bien propriété de l'Etat, comme notre collectif le répète depuis 2023. La SNCF n'est que gestionnaire de la parcelle pour et au nom de l'Etat. L'Etat décide donc ce qui peut être fait ou non sur cette parcelle. N'importe quelle strate de l'Etat peut donc assumer sa responsabilité et protéger les arbres : la commune de Cesson, Rennes Métropole, le Département ou le Préfet. Vous trouverez le compte-rendu complet ici.